La coupe mulet ne disparaît jamais vraiment des salons, malgré les cycles de tendance qui rythment la coiffure. Les professionnels notent que les premières demandes s’accompagnent souvent d’appréhensions et d’idées reçues, en particulier concernant la gestion de la repousse et l’entretien quotidien.
Son adoption implique un changement de routine capillaire et une attention accrue à la structure du cheveu. Les avis divergent sur la facilité d’adaptation selon la texture naturelle et le mode de vie. Les spécificités de cette coupe imposent aussi des rendez-vous plus réguliers pour maintenir la ligne et éviter les déséquilibres.
Le mulet : origines, évolution et secrets d’une coupe culte
La coupe mulet ne laisse personne indifférent. Son histoire débute dans des années où la provocation capillaire sert de manifeste. Dès les années 70, elle s’installe en marge, mais c’est dans les années 80 que son identité explose : court au sommet, long derrière, voilà l’antithèse du conformisme. Sur scène, David Bowie s’en empare, suivi par Billy Ray Cyrus ou Tina Turner. La mulet coiffure devient un emblème, portée autant par des stars du rock que des athlètes de rugby. Symbole de transgression, d’androgynie, de fluidité de genre ou d’émancipation féminine, elle se charge de valeurs bien au-delà de l’esthétique.
Au fil du temps, la coupe se retrouve associée à la classe ouvrière, aux marges, et finit cataloguée “beauf”. Pourtant, rien n’efface vraiment le mulet. Il s’enracine dans la sous-culture, s’affiche comme un signe de reconnaissance ou de défi. Puis, nouveau souffle : à partir des années 2010, puis 2020, le mulet s’invite chez les créateurs, circule sur TikTok, se réinvente sur les podiums et séduit de nouvelles icônes, Miley Cyrus, Zendaya, Rihanna, Scarlett Johansson. En Australie, le Mulletfest célèbre sa diversité et sa créativité.
La mode s’en empare et multiplie les variantes : mulet long, micro mulet, mulet bouclé. La coupe ne connaît plus de frontières de genre, elle devient un terrain de jeu pour toutes et tous. En toile de fond, le mulet questionne l’idée même de norme et d’appartenance. On le retrouve au croisement de la différenciation sociale, de la communauté, de la tendance et du style. Les réseaux sociaux lui offrent une nouvelle caisse de résonance, et ceux qui l’adoptent affirment désormais leur singularité, loin des diktats uniformes.
À quoi s’attendre chez le coiffeur et comment entretenir son premier mulet au quotidien
Passer la porte du salon pour un premier mulet, c’est s’engager dans une transformation qui ne laisse pas indifférent. Avant même le coup de ciseaux, le dialogue s’impose : il faut clarifier ses envies, montrer des inspirations, se situer entre le mulet long façon Billy Ray Cyrus, le micro mulet de Scarlett Johansson ou une version plus nuancée. Le coiffeur observe la nature de vos cheveux, raides, bouclés, fins, épais, et ajuste le dégradé, la frange, la longueur de la nuque en fonction de ces paramètres.
Voici les possibilités qui s’offrent à vous lors du choix du style :
- Pour un rendu tranché, les côtés rasés créent un contraste graphique.
- Les cheveux bouclés apportent volume et mouvement, pour ceux qui préfèrent la texture.
- Côté couleurs, tout est permis : racines foncées, pointes claires, nuances pastel ou flashy, le mulet ne s’enferme dans aucune case.
L’entretien, lui, ne s’improvise pas. Pour garder la coupe nette, les retouches doivent se programmer toutes les 6 à 8 semaines. S’équiper d’une crème coiffante ou d’un spray texturisant permet de structurer la nuque, d’apprivoiser la frange. Les adeptes d’un effet mat peuvent miser sur le shampoing sec pour une tenue sans fausse note.
Un mulet bien entretenu révèle la personnalité de celui ou celle qui le porte. Il se façonne, se nuance, se revendique. À chacun d’inventer sa propre version et de laisser sa marque, sans compromis ni imitation.


